Premier cours de haidong gumdo !
- Seng Hua
- 10 déc. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 1 janv.
Franchir le seuil du dojang , c'est entrer dans un espace différent. On retire ses chaussures, on salue. Ce rituel n'est pas qu'une formalité, c'est une manière de se dire : j'arrive ici avec mon quotidien, mes tensions, mes pensées qui tournent, et je choisis de déposer tout ça quelques instants.
Lors de votre premier cours de haidong gumdo, vous découvrirez d'abord l'ambiance du lieu. Les pratiquants en Dobok (l'uniforme noir) qui s'échauffent, le bruit régulier des sabres en bois qui fendent l'air, cette concentration palpable. mais vous ne serez pas seul.

L'échauffement en Haidong Gumdo n'est pas qu'une succession d'étirements mécaniques. C'est un moment où l'on commence à connecter le souffle au mouvement. On réveille les articulations, on assouplit les hanches, on délie les épaules. Chaque geste prépare le corps aux positions qu'il va adopter avec le sabre.
Après l'échauffement, vous aborderez les postures de base. Ne vous attendez pas à manier un sabre dès les premières secondes. Le Haidong Gumdo enseigne d'abord comment se tenir, comment ancrer ses pieds au sol, comment aligner son corps.
Voici ce que vous travaillerez lors de vos premières séances :
La posture du cavalier : pieds écartés, genoux fléchis, bassin ancré. Elle développe la stabilité et l'endurance.
La garde de base : comment tenir le sabre (même imaginaire au début), où placer les mains, comment orienter la lame.
Les déplacements fondamentaux : avancer, reculer, pivoter tout en maintenant son équilibre et sa concentration.
La coordination bras-jambes : synchroniser le mouvement du sabre avec celui du corps entier.
Ces postures peuvent sembler simples, mais elles contiennent toute la richesse de l'art martial. C'est en les répétant, en les ajustant, qu'on commence à comprendre ce qu'est vraiment l'harmonie intérieure dont parlent les pratiquant(e)s avancés.
Les différents sabres du Haidong Gumdo : votre compagnon d'évolution :
Le Mok Gum : le sabre en bois pour débuter
Votre premier compagnon sera probablement le Mok Gum, le sabre d'entraînement en bois.
Le Mok Gum est assez lourd (450 gr) pour sentir le poids du sabre, pour comprendre comment le manipuler sans se fatiguer inutilement. Il permet d'apprendre les coupes, les parades, les enchaînements en toute sécurité. Pas de risque de blessure, pas de pression du métal tranchant, juste vous et le mouvement. C'est avec ce sabre de bois que vous apprendrez vos premiers Gum Bup (les katas, ces enchaînements de mouvements codifiés). Chaque Gum Bup raconte une histoire, évoque un combat, une situation. Les pratiquer, c'est dialoguer avec des siècles de tradition.
Le Kagum : le sabre en aluminium pour progresser
Après quelques années de pratique, quand les bases sont solides, vous passerez peut-être au Kagum, le sabre d'entraînement en aluminium. Plus léger que le bois mais avec un équilibre différent, il permet de travailler la vitesse, la fluidité des enchaînements. Le Kagum possède une lame non tranchante, mais il vous fait entrer dans une nouvelle dimension de la pratique. Le son qu'il produit en coupant l'air est différent, plus aigu. On commence à ressentir ce qu'est vraiment un sabre, à ajuster sa prise, à affiner ses trajectoires.
Le Jin Gum : le sabre d'acier pour les avancés
Le Jin Gum, le véritable sabre d'acier, est réservé aux pratiquants expérimentés. Ce n'est pas qu'une question de niveau technique, c'est une question de maturité dans la pratique. Tenir un vrai sabre, avec sa lame aiguisée, change tout. La concentration doit être totale, chaque geste doit être maîtrisé.
La patience, le respect du temps nécessaire pour progresser. Le Jin Gum viendra quand on sera prêt, ni avant, ni après.
Pas besoin d'être fort : juste d'être présent
C'est peut-être la phrase la plus importante de cet article : pas besoin d'être fort. Ce qu'on cherche ici, c'est la concentration, l'énergie et le respect.
Prêt à commencer ? Les premiers pas vers le dojo
Si vous êtes arrivé jusqu'ici, c'est que quelque chose résonne en vous. Cette envie de découvrir le Haidong Gumdo n'est pas anodine. Peut-être cherchez-vous une pratique qui engage le corps et l'esprit, un espace pour vous recentrer, une discipline qui fait sens.
Le plus difficile, c'est souvent de franchir la porte la première fois. Après, tout devient plus simple. Vous découvrirez un univers riche, des pratiquants bienveillants, une progression qui respecte votre rythme.
N'attendez pas d'être en meilleure forme, plus souple, plus disponible. Venez comme vous êtes. Le Haidong Gumdo vous accueillera là où vous en êtes, et vous accompagnera dans votre évolution.
Le sabre vous attend. Votre premier cours d'essai est le début d'un voyage qui transforme autant le corps que l'esprit. Et je peux vous le dire : ce voyage en vaut vraiment la peine.





